Traitement des fibromes utérins

La question qui se pose souvent chez les femmes qui présentent des fibromes utérins est la suivante : « FAUT-IL LES ENLEVER ? ».

La plupart des fibromes utérins n’ont pas besoin de traitement, car ils ne causent pas de symptômes ni de problèmes. Les fibromes utérins qui causant des problèmes peuvent être traités avec des thérapeutiques non chirurgicales ou parfois chirurgical.

Options de traitement non chirurgical

Attente sous surveillance : quelques fibromes utérins vont diminuer naturellement au fil du temps. Mais souvent ces fibromes vont soit garder la même taille ou croître.

Les contraceptifs oraux (pilules contraceptives) : contiennent des hormones (œstrogène, progestérone, ou une combinaison) qui peuvent aider à réduire la symptomatologie causés par les fibromes utérins.

Dispositif intra-utérin (DIU) avec le lévonorgestrel : Mirena est un DIU qui libère une hormone qui réduit la durée des périodes prolongées.

Les analgésiques et les antalgiques : peuvent soulager la douleur causée par les fibromes utérins.

Le fer:souvent prescrit, vu que les règles abondantes causées par les fibromes utérins peuvent entraîner une anémie ferriprive. Les comprimés de fer peuvent aider le corps à remplacer le sang perdu lors des menstruations.

Options de traitement chirurgical

1. La myomectomie : chirurgie pour enlever les fibromes utérins tout en laissant l’utérus en place. La myomectomie est souvent faite pour les femmes qui souhaitent avoir des enfants. Cependant, de nouveaux fibromes utérins peuvent se développer, ce qui nécessite une procédure ultérieure dans près d’un tiers des femmes ayant subi une myomectomie.

2. L’hystérectomie : chirurgie pour enlever tout l’utérus et les fibromes utérins qu’il contient, et les empêche de revenir. Les femmes présentant des symptômes de fibromes utérins et qui ne désirent pas de grossesse ultérieures sont des candidates parfaites pour l’hystérectomie.

Les chirurgiens effectuent la myomectomie et l’hystérectomie par différentes techniques. Ceux-ci peuvent déterminer le temps de l’hospitalisation, la rapidité de guérison et de cicatrisation.

Chirurgie par voie abdominale: Un chirurgien fait une petite incision abdominale pour accéder à l’utérus et aux fibromes.

Voie vaginale : Le chirurgien fait une incision dans le vagin et enlève l’utérus à travers cette incision. L’incision est fermée, ne laissant aucune cicatrice visible sur la paroi abdominale.

La laparoscopie : Plusieurs petites incisions sont faites dans le ventre, et une caméra couplée à des outils chirurgicaux est introduite à travers ces incisions. Le chirurgien opère à partir de l’extérieur du corps et enlève les fibromes ou l’utérus à travers ces petites incisions ou à travers une incision vaginale, la visualisation de l’opération se fait sur un écran vidéo.

Un type moins invasif de la myomectomie utilise un hystéroscope pour entrer dans l’utérus à travers le vagin et le col et enlever les fibromes sous-muqueux. Les fibromes peuvent ensuite être éliminés par des outils insérés à travers l’hystéroscope.

La voie vaginale et la laparoscopie dans le traitement des fibromes utérins sont des procédures minimalement invasives qui offrent certains avantages par rapport à l’approche la plus traditionnelle de la chirurgie ouverte, comme une récupération plus rapide des patientes, des séjours hospitaliers plus courts et moins de douleurs et de cicatrices que ne le fait une chirurgie abdominale ouverte.

Une étude récente de l’hystérectomie a montré un taux plus élevé d’infection postopératoire chez les patientes ayant subies une chirurgie abdominale ouverte. La durée moyenne du séjour à l’hôpital pour les patientes ayant subi une procédure minimalement invasive (MIP) variait de 1,6 jour à 2,2 jours par rapport à 3,7 jours pour les hystérectomies abdominales. Avec un MIP, les femmes sont généralement en mesure de reprendre leurs activités normales dans un délai beaucoup plus court en comparaison avec les femmes ayant subies une chirurgie ouverte. Et les coûts associés à un MIP sont considérablement plus faibles que les coûts associés à la chirurgie ouverte avec moins de risque de complications post opératoires comme les éventrations.

Certains facteurs peuvent influencer la possibilité d’une MIP comme la présence de tissu cicatriciel d’interventions chirurgicales précédentes, l’obésité et l’état de santé.

3. L’embolisation des artères utérines:

Une procédure qui coupe le flux sanguin vers un fibrome utérin, l’amenant à se rétrécir. Il ne s’agit pas d’une intervention chirurgicale. Il s’agit d’une procédure minimalement invasive au cours de laquelle un tube mince « cathéter » est inséré dans une artère de l’aine et à l’aide de caméras à rayons X, ce cathéter est dirigé vers les artères qui alimentent le fibrome. Une fois le médecin arrive au vaisseau cible, il injecte de très petites particules qui bouchent ce vaisseau sanguin. Cela amène les fibromes à se rétrécir au fil du temps et apporte une amélioration symptomatique chez la femme.

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