La pilule est elle encore une bonne option ?

Avec le rejet global des hormones et des perturbateurs endocriniens, la pilule a perdu des adeptes. Et celles de 3e génération, moins dosées en hormones, sont accusées d’augmenter le risque vasculaire.

Pilules associant un oestrogène et un progestatif pendant trois semaines ou microprogestatives à prendre tous les jours sans interruption : deux formules sont disponibles. Avec un même principe : bloquer l’ovulation en dispensant une faible dose d’hormones. La pilule est bien un perturbateur endocrinien, puisque c’est un « leurre hormonal » qui influe sur le fonctionnement de l’organisme.

Elle ne rend pas stérile!

Si les règles sont irrégulières après l’arrêt, c’est que la pilule masquait le problème. Si un bébé tarde à venir, on l’aurait attendu aussi… De nombreuses études ont évalué le risque de cancers lié aux pilules oestro-progestatives, un peu moins à la pilule microprogestative. La majorité ne trouve pas d’augmentation significative du risque de cancer du sein. Elles montrent en revanche qu’une contraception hormonale réduit de 30 à 50 % le risque de cancer du corps de l’utérus et de l’ovaire.

Une baisse du risque de cancer du côlon de 20 % est aussi évoquée. Mais le risque vasculaire est réel, avec une légère différence en faveur des pilules de 1er et 2e générations. Il est toute-fois faible : 20 cas de phlébites, très rarement graves, pour 100000 patientes sous pilule et un accident artériel sévère pour 100000 utilisatrices. « Ce risque concerne davantage certaines femmes. C’est pour cela que la pilule oestro-progestative est contre-indiquée chez celles qui souffrent d’insuffisance veineuse, qui fument ou qui ont dépassé 35 ans », précise le Dr Jovanovic Stevan, gynécologue obstétricien à Genève

 

Ce que pensent les experts

« Le choix d’une contraception est primordial cela ne se décide pas au détour d’un forum internet, insiste le Dr Jovanovic. Elle doit être adaptée à chacune, choisie en fonction de sa vie, des avantages et des inconvénients. » Si on opte pour la pilule, il ne faut pas oublier que c’est un médicament, donc que c’est à surveiller. Prescrite après un bilan médical, la « meilleure » contraception est celle avec laquelle on se sent bien, dans sa tête comme dans son corps, sans nausées ou prise de poids. « Quitte à en essayer plusieurs », ajoute le médecin. Prise régulièrement, la pilule reste la méthode la plus sûre. D’ailleurs, le principal risque d’un contraceptif qu’on arrête parce qu’on ne le supporte pas, c’est une grossesse non désirée!

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