Faut il se méfier des tampons ?

Les tampons peuvent-ils déclencher des infections généralisées? La crainte a émergé en 1980, aux États-Unis, après la survenue de 1500 chocs toxiques dus à l’utilisation d’un tampon super-absorbant.

Débutant par une fièvre et des douleurs musculaires aussi banales que pour une grippe,le SCT (syndrome de choc toxique) est grave : une infection généralisée qui expose à de graves complications, pouvant mener au décès. Choquée par l’histoire de Lauren Waser, top model) californienne qui a dû être amputée d’une jambe, une étudiante lance une pétition sur FaceBook pour connaître la composition des tampons,que les fabricants ne font pas figurer sur les emballages. Autre problème : les industriels blanchissent les fibres de coton au chlore, ce qui génère des dioxines, polluants de l’environnement, dont on retrouve de faibles traces dans les tampons

En 2016, le magazine « 60 millions de consommateurs a d’ailleurs révélé des traces d’herbicides, d’insecticides et de dioxine dans les protections intimes. Et en avril 2017, un documentaire télévisé a relancé une crainte qui mêle en fait deux problèmes différents : la composition des protections périodiques et le risque d’infection grave. Des accidents rarissimes « Ce choc toxique que les femmes très informées découvrent aujourd’hui est aussi rare qu’il y a trente ans, précise Dr Yamgnane. Il ne faut pas confondre grave et fréquent : on risque plus de mourir d’un accident de circulation qu’avec quatre tampons par jour, quatre jours par mois de 13 à 53 ans… »

Le nombre de cas annuels s’est stabilisé autour d’une vingtaine depuis 2011. Le responsable ? Un staphylocoque doré. Naturellement présente sur la peau, dans le nez ou la gorge de 30 à 40 % des personnes, cette bactérie peut, chez 1 % des femmes, se loger dam le vagin. Et, dans certains cas, y produire une toxine,susceptible de déclencher une infection. « Un tampon ou une coupe menstruelle imbibés de sang stagnant dans le vagin représentent un milieu de culture idéal », explique le Pr Nisand. Mais le Centre national de référence des staphylocoques a mené une grande enquête sur 700 tampons usagés. Ses résultats ont été dévoilés au mois de juillet dernier : aucun des composés chimiques susceptibles d’être émis par la protection dans le vagin ne favorise la croissance du staphylocoque.

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