ET LE FIBROME BANAL, QUAND L’OPERER ? Le Docteur S. Jovanovic et le Professeur JB Dubuisson sont là pour répondre aux questions…

En consultation, il est fréquent d’entendre la phrase suivante : « Docteur, je souffre d’un fibrome » et non pas la phrase « Docteur, j’ai un fibrome »

Cela résume bien le problème du fibrome utérin : gêne-t-il vraiment ou non ?
Beaucoup de femmes ont des fibromes, entre 30 et 50% selon les origines éthniques et on sait que malheureusement ce sont les africaines qui sont les plus atteintes. Heureusement, toutes ne sont pas à traiter…

Certaines femmes ont des fibromes qui les gênent pour avoir une grossesse. Souvent, ils ne font pas parler d’eux… et ils seront découverts lors du bilan réalisé pour infertilité. Certains d’entre eux sont à opérer car ils sont proches de la cavité utérine, ou car ils sont trop gros, dépassant 5-6 cm, ou trop vascularisés. D’autres sont présents mais ne gênent pas à priori…d’être enceinte.
Certaines femmes, souvent un peu plus agées, ont des fibromes qui les gênent dans la qualité de leur vie, soit qu’ils font saigner, soit qu’ils provoquent des douleurs surtout menstruelles. Dans ces cas-là, il faut d’abord être sûr que c’est bien le fibrome qui est en cause, éliminer une malignité, une endométriose ou une adénomyose (pathologie qui pourra être l’occasion d’un nouveau blog). Pour le diagnostic, il faut des frottis, une échographie et s’il y a risque d’opération une IRM. Pourquoi faire tant d’examens si on voit que la chirurgie est peut-être choisie ? Tout simplement parce que une intervention s’analyse avant : enlever les fibromes et conserver l’utérus ? peuvent-ils être enlevés par hystéroscopie, par laparoscopie ou large incision comme une césarienne ? c’est ce bilan avant qui donnera la clé.
Toujours tenter d’enlever les fibromes en conservant l’utérus est notre objectif, surtout avant la ménopause…

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