Comment aider et traiter les femmes ayant une endométriose, dans notre pratique privée au cabinet.

Pr. JB Dubuisson, Dr S Jovanovic, Institut médical de Champel, Genève.

Pourquoi un tel sujet ? Pour rappeler que l’endométriose est une pathologie vraiment courante de gynécologie générale, au même titre que les fibromes,  et que la prise en charge se fait en cabinet médical. Une fois le diagnostic posé et les bases du traitement choisi début, il est important d’informer les patientes de leur pathologie et aussi qu’il existe des soutiens tels que l’ « Association Suisse Vivre avec l’endométriose ».

C’est au gynécologue de discuter avec la femme du meilleur choix thérapeutique, médical, chirurgical ou associant les deux.  La majorité des endométrioses peuvent être traitées par le gynécologue à orientation chirurgicale par laparoscopie. La chirurgie coelioscopique de l’endométriose est en général aisée, bien que conservatrice et méticuleuse, consistant en une kystectomie sur l’ovaire, ou une ablation d’implants péritonéeaux, une libération d’adhérences autour de l’ovaire ou de la trompe, ou d’exérèse d’un nodule limité.  Il est important pour lui de suivre deux règles évidentes. La première est de faire l’ablation de tous les implants d’endométriose. La deuxième est de suivre méticuleusement une technique atraumatique, quasiment microchirurgicale car il s’agit de patientes jeunes ayant souvent un désir de grossesse et il ne faut pas que le geste chirurgical soit responsable par lui-même d’infertilité (création d’adhérences,  excision majeure sur l’ovaire ou la trompe).  En revanche, le bilan diagnostic ayant été établi par l’examen gynécologique, l’échographie d’un expert voire d’une IRM, Il est aussi important de dire que les femmes ayant une endométriose sévère, qui nécessitent une prise en charge à la fois gynécologique et digestive ou à la fois gynécologique et urologique devraient , en revanche, être adressées aux centres de référence ainsi que celles souffrant d’une récidive complexe obligeant à réintervenir.

Il reste à discuter le problème de certaines patientes qui sont atteintes d’infertilité avec un bilan orientant vers l’endométriose. La fécondation in vitro est certainement le meilleur choix à faire, quand il est possible financièrement. La prise en charge par un centre de PMA est à envisager sans trop tarder, surtout chez les patientes ayant passé l’age de 35 ans. La FIV est à privilégier, plutôt que les stimulations ovariennes répétées isolées, sources d’éventuelles aggravations de la maladie endométriosique.

Enfin de rappeler que les formes graves sont du domaine des centres d’expertise car les éventuelles complications post-opératoires heureusement fort rares, sont fort difficiles à gérer en pratique privée.

Nos coordonnées

Institut médico-chirurgical de Champel

1, rue Firmin Massot - Place Claparède
Département Gynécologie et Obstétrique Genève

Tél: 022 347 29 30

8h00h/19h - Tous les jours - 7j/7

ouvert le dimanche

Nos sites web

Nos Coordonnées

Rue Firmin-Massot 2
1206 Genève

Tél: 022 347 29 30

logo-champel

Institut médical de Champel

Rue Firmin-Massot 2
1206 Genève

Tél: 022 347 29 30